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Thérapies, chamans et devins

Aucune maladie n’est considérée comme étant naturelle. Elle peut avoir été engendrée par une rupture d’harmonie ou provoquée par un esprit démoniaque ou encore une sorcière. Le chaman a recourt à la prière, à la danse et la transe, aux chants pour soigner. Le chaman est un être qui est « possédé » ce qui lui donne son pouvoir, sa capacité à guérir, prévoir l’avenir, confectionner des objets de pouvoir et intervenir dans les mondes démoniques.

Un homme devient chaman, suite à une maladie, une crise d’adolescence. Les rêves, hallucinations, accès de folie du futur chaman sont perçus par lui comme un signe envoyé par un esprit souhaitant devenir son guide. Le futur chaman part alors dans la forêt faire connaissance de l’esprit qui l’appelle. Ensuite le futur chaman devient l’élève d’un chaman accompli auprès duquel il fait son apprentissage.

Ici il est utile d’apporter ici une précision. Chez les Khas, habitant à l’ouest du Népal dans la plaine de la Karnali, d’origine indoeuropéenne, le chaman de l’est des collines moyennes est remplacé par un personnage remplissant le même type de fonctions mais qui est plutôt un devin ou médium, intermédiaire entre les divinités et les hommes, et qui officie sans tambour ni dague rituelle phurba. Alors que le chaman se déplace, le devin est attaché à une divinité mythique précise et donc à un sanctuaire fixe. Comme le chaman, le devin a pour rôle d’identifier l’origine du mal qui frappe la personne qui le consulte. La différence est que le devin ne fait pas partir le mal qui frappe la personne lui-même comme le chaman. Il rentre en transe avec sa divinité qui lui indique ce qu’il faut faire. C’est souvent l’exécution d’une statue votive à placer dans un temple ou un autre lieu.