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Régions, peuples.

Les grandes zones de peuplement du Népal.

On peut définir trois grandes zones du sud au nord avec des ethnies aux langues, aux origines et aux religions différentes, qui cohabitent harmonieusement avec comme dénominateur commun le chamanisme qui plonge ses racines dans la préhistoire:

*La plaine du Teraï sous influence directe de l’hindouisme de la vallée du Gange.

*La zone des collines et des moyennes montagnes (Middle Hills) avec deux pôles l’un à l’ouest dans le bassin de la Kanali où vivent les Khas, l’autre à l’est avec les tributs apparentées aux Kirant.

- En effet à l’est vit une population dont les racines sont communes à tous les peuples de la vielle Asie, de type mongol et de langue thibeto-birmane appartenant à la sphère d’influence des « Kirant ». Cette population a pu préserver jusqu’au 20ème siècle ses croyances et modes de vie traditionnelles avec une pratique des chamans très pure. L’est du pays a sa propre identité encore plus ancienne et pure de type mongol et de langue thibeto-birmane avec les (Kirant, Raï, Limbu), qui petit à petit se sont établis vers l’ouest chez les Gurung et les Tamang avec enfin les Magar et ont ainsi étendu leur sphère d’influence.

- A l’ouest, dans le bassin de la Karnali, les Khas de souche indo-européenne, on eux aussi conservé des croyances et des pratiques ancestrales sous un vernis d’hindouisme.

- Au centre est de cette zone se trouve la vallée de Katmandou, cœur du Népal historique. Dans la vallée de Katmandou habitent les Newar plutôt hindouistes et ou bouddhistes mais qui possèdent des caractéristiques de l’ancienne culture Kirant.

*Les hautes montagnes habitées par des tribus très imprégnées de culture tibétaine.

Les brassages de population ont été tels au cours des siècles qu’il n’existe aucune région du Népal qui soit habitée par une ethnie particulière. La culture originelle des groupes tribaux est difficile à définir tant ils sont le résultat de mélanges successifs. Les masques tribaux les plus anciens, vieux de plusieurs siècles, ont été créés dans un contexte social, culturel et religieux très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Ces masques ont parfois changé d’usage au cours des influences culturelles diverses notamment bouddhiste et hindouiste. Peu d’informations ont été recueillies sur ces derniers, contrairement à tout ce qui relève des cultures tibétaine et indienne. Ceci est dû à plusieurs facteurs, notamment à la chute des pratiques et la perte de sens qui s’en est suivie mais aussi au fait que les cérémonies durant lesquelles les masques étaient utilisés avaient un caractère familial privé, voire secret.

Il est, de ce fait, souvent difficile d’attribuer un masque, une statue ou un objet à une ethnie particulière.