Art aborigène : dossier de synthèse
Art Aborigène – Dossier Synthétique
Résumé de l'article : Qu’est-ce que le temps du rêve
La culture aborigène est une des plus anciennes de la planète. Ses origines remontent à environ 60 000 ans.
Le temps du rêve est l’époque et le récit de la création de l’univers. Les Aborigènes pensent qu’au commencement la terre était plate, toute noire et sans vie. Des esprits, endormis dans le ciel et sous terre, se sont réveillés. Leurs mouvements ont créé la vie et le relief de la terre (montagnes, trous, vallées…). Les Ancêtres ont tout créé, les espèces, les rites… Tout ce qui existe est issu du temps du rêve, le kangourou existe parce qu’il y a un Rêve de kangourou. Le Rêve est la capacité à se remémorer ces temps mythiques, il permet de donner une explication à tout dans le monde (le temps, le vent, les saisons…).
L’art aborigène a un rôle religieux. Il célèbre les liens très étroits entre l’homme et la terre tels qu’ils ont été créés à l’origine du monde (le Temps du Rêve).
Les peintures aborigènes étaient traditionnellement faites avec des pigments naturels (notamment la glaise, le charbon de bois, l’ocre…) au cours de cérémonies religieuses. Ces peintures narraient un savoir sacré qui n’était accessible qu’aux seuls initiés.
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Résumé de l'article : L’interprétation des œuvres
L’art aborigène a connu des transformations très importantes ces quarante dernières années. Les peintres ne peignent plus sur des écorces mais sur des toiles ou du carton ! Ils n’utilisent plus des pigments naturels mais de l’acrylique ! Ils ne peignent plus pour le culte mais pour vendre !
Les peintres actuels, continuent à raconter leur pays et les Rêves qui ont façonné le monde actuel. Ils parlent de la terre, des plantes, des animaux, de récits mythiques fondateurs du temps passé ou « Temps du Rêve ».
Les peintres actuels ne dévoilent pas tous les secrets de leur pays, de leur « Rêves », au grand public, aux non initiés, ils se censurent. Pour obtenir l’approbation des ainés, les artistes ne peignent qu’une partie d’un mythe.
L’art aborigène est très compliqué à interpréter. Ce qui peut sembler souvent abstrait au premier regard ne l’est souvent pas. Il faut, pour le déchiffrer, être capable de réaliser une lecture symbolique des motifs.
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Résumé de l'article : La survie de la culture aborigène
Comment la culture Aborigène promise à la disparition a su survivre et se régénérer.
Le contexte historique de cette renaissance se situe suite à une longue période où cours de laquelle les dirigeants australiens ont essayé par divers moyens successifs de faire disparaître totalement la culture aborigène.
Dés 1971, à Papunya dans le désert central, l’évolution fondamentale de l’art aborigène permis la survie de la culture aborigène et sa propagation dans le Monde. En effet, il fut décidé que l’objectif n’était plus uniquement de peindre dans le cadre du culte pour les seuls initiés mais de révéler au monde, par la peinture, la force des traditions religieuses aborigènes et leur enracinement à la terre. Les aborigènes se mirent à peindre sur le mur de l’école de Papunya une légende fondamentale du désert central : « Le Rêve de la fourmi à miel », « Honey Ant Dreaming ».
Cette peinture déclencha un vrai séisme et un grand enthousiasme au sein des communautés Aborigènes. Différents peuples installés à Papunya se mirent à peindre avec des pinceaux et de l’acrylique sur des petites surfaces des récits légendaires relatifs à leur Pays.
L’art devient pour les Aborigènes à la fois un moyen de subsistance mais aussi une façon de revendiquer leur statut, leur intégrité. Une victoire collective sur le néant payée au prix fort.
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Résumé de l'article : L’art aborigène : art tribal ou art contemporain ?
L’énergie, la richesse de l’art aborigène l’ont conduit à une reconnaissance et une admiration universelle. Sa régénération paradoxale, au contact de la civilisation occidentale, par les outils (toiles, peinture acrylique, gravure…), la confrontation au monde moderne, le système économique de la vente à travers le monde,…lui a permis d’échapper à la disparition et à en faire un grand mouvement artistique contemporain. Ainsi l’artiste aborigène évolue et son art aussi mais cet art reste ancré dans le passé. Même si les supports ont changés, les initiés, qui seuls ont le droit de peindre, continuent de représenter les épisodes mythiques du Temps du Rêve qui ont vu les Ancêtres façonner le paysage et créer la vie en traversant l’Australie.
Le peintre aborigène : artiste ou esclave des mythes qu’il doit représenter ?
Enfin même si les mythes évoqués doivent être traités d’une certaine façon formelle codée et strict, il n’en demeure pas moins que l’artiste a de réelles latitudes pour exprimer son style personnel, sa sensibilité, notamment au niveau du « remplissage » du fond de la toile entre les motifs. Ainsi certains grands peintres, conjointement grands initiés et leaders spirituels, qui vendent toute leur production, prennent-ils des risques en faisant évoluer leur style en innovant. Ces innovations peuvent ensuite être suivies par d’autres artistes et constituer un mouvement, une école.
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Résumé de l'article : Le mode de vie des aborigènes
Dans les régions côtières les Aborigènes ont vécu de façon semi-nomade ou sédentaire. Dans le désert les Aborigènes étaient des nomades qui se déplaçaient de région en région, suivant les saisons, pour trouver de la nourriture ou pour se rassembler au cours de cérémonies pour l’initiation des jeunes.
Même si ils sont sédentarisés les Aborigènes continuent à se déplacer actuellement d’une communauté à une autre. Ce sont ces anciens qui détiennent l’autorité morale, connaissent les rites et savent aider le groupe à subsister (manger, où trouver de l’eau…). Les Aborigènes ne connaissent pas l’écriture, ainsi tout devait être mémorisé de générations en générations. Dans le désert personne ne possède de bien propre, tout se partage y compris la nourriture. Ainsi selon cette tradition les artistes Aborigènes célèbres, qui gagnent correctement leur vie, partagent-ils tous avec leur entourage leurs revenus et peuvent ainsi se retrouver dans le dénuement. Actuellement la plupart des artistes sont sédentarisés.
Depuis quelques années le monde Aborigène se met à évoluer plus rapidement. Les anciens qui n’ont connu que le nomadisme disparaissent et avec eux une partie de leurs connaissances. En effet, les jeunes ont moins de temps pour apprendre les secrets des anciens car ils vont à l’école, ils sont aussi très séduits par les modes de vie et les connaissances de la société moderne.








