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Art africain : dossier de synthèse en Afrique noire

Sommaire et résumés des articles publiés sur l’art africain

 

Résumé de l'article : Art & société

Avant d’être un plaisir intellectuel, l’art africain se devait d’être utile pour se protéger des  dangers de la nature. Il fut une précaution, une nécessité, un exorcisme pour survivre dans un monde souvent hostile et se concilier les forces environnantes.

Une statue africaine d’ancêtre n’est pas faite pour l’agrément des amateurs d’art, mais pour l’apaisement des âmes errantes. Un fétiche doit être une magie, une efficacité taillée dans le bois. Chaque ethnie s’est forgée un ensemble de croyances permettant d’expliquer l’origine de l’univers, l’introduction du mal et la mort…Tous les mythes évoquent un Dieu créateur, unique et inaccessible, il n’intervient pas dans la vie humaine individuelle. Les problèmes de ce monde sont confiés par le Tout-Puissant  à des esprits secondaires que l’homme africain essaye d’amadouer par des cérémonies magiques.

L’âme humaine ne disparaît pas au moment de la mort. Les esprits des ancêtres jouent un rôle capital.

Pour communiquer avec tous ces esprits, il fallait des intermédiaires, des médiateurs humains : les devins qui interprétaient le monde animiste. Pour résoudre les éventuels problèmes les devins proposaient la mise en place d’un culte, la sculpture d’une statue…

Vie et mort des sculptures : les masques africains et les statues pouvaient être abandonnées si on estimait qu’ils n’avaient plus d’efficacité, qu’ils étaient usés...

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Résumé de l'article : Le rôle des masques

La plupart des rites religieux pratiqués dans l’Afrique traditionnelle étaient accompagnés de musique, de chants et de danseurs masqués.

En dehors des moments où il était utilisé, le masque africain était entreposé dans un endroit consacré. Quand il était vieux et hors d’usage, on le remplaçait par un autre. Un masque n’était jamais jeté sans précautions : sa destruction s’entourait de rites destinés à transmettre à un autre masque les forces occultes qu’il recélait. Parfois on le déposait dans un lieu spécial, pour le laisser se désintégrer sous l’action du temps et des termites.

Tous les masques africains n’ont pas la même puissance surnaturelle. Il y a les « masques de femmes » qui pouvaient être vus par tous : femmes, enfants, individus non « initiés »... Les autres masques, supposés chargés d’une puissance terrible, n’étaient vus que par les hommes ayant subis une initiation.

Le porteur du masque africain devenait le réceptacle d’une puissance invisible. Investi par l’esprit qu’il représentait, l’homme n’était plus lui-même, il perdait sa personnalité, il devenait l’esprit qui agissait à travers lui. 

Les masques intervenaient dans la plupart des moments de crise dans un village  par la présence des génies ou des ancêtres qu’ils incarnaient pour résoudre les problèmes.

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Résumé de l'article : Le statut du sculpteur

Les sculpteurs africains prennent la suite des devins  pour donner une forme visible à l’un des génies ou esprits que l’on doit se concilier. Le devin donnait toutes les indications nécessaires au sculpteur.

Le sculpteur ne cherchait pas à copier la nature. Il cherchait à créer une forme nouvelle apte à capter les énergies sauvages des génies et les rendre favorable au groupe ou à la personne. Le sculpteur faisait appel à son inconscient pour réaliser une statue.

Le sculpteur n’œuvrait pas dans une liberté totale. Il devait respecter les mythes, les traditions des cultes de son ethnie. La statue africaine , le masque africain devait correspondre aux désirs supposés des génies et des ancêtres pour qu’ils consentent à s’y incarner.

Le sculpteur était presque toujours un professionnel ayant suivi un apprentissage.

D’une façon générale l’activité artistique est un second métier, accessoire, toutefois source de revenus dépassant à l’occasion la profession principale.

L’artiste était conscient de la valeur religieuse de son travail. Il œuvrait dans la solitude, se soumettant parfois au jeûne ou à l’abstinence sexuelle.

La sculpture africaine est un art sans esquisses, sans études, sans dessins préparatoires.

Malgré le poids de la tradition, qui a pu annihiler, toute tentative d’originalité et d’évolution, il a existé des artistes qui ont pu faire passer des solutions esthétiques novatrices.

On ignore presque toujours le nom des sculpteurs du passé.

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Résumé de l'article : Beauté & influence de l’art africain sur l’art moderne

Au début du 20ème siècle, la photographie pouvait reléguer la peinture figurative au rang d’idéal superflu et de pratique obsolète.  Les artistes occidentaux du début du 20ème siècle comprirent très vite que la sculpture africaine avec ses interprétations libres de la nature, pouvait les aider à libérer leur art d’un académisme contraignant.

Le véritable changement d’appréciation de l’art africain, se produisit autour de 1905 avec la découverte de la sculpture africaine par des artistes de l’école de Paris et des expressionnistes allemands : Picasso, Braque, Vlaminck, Derain, Matisse, Gris, Brancusi, Modigliani …

Les Cubistes et les Fauves, virent dans la sculpture africaine : antinaturaliste, marquée par un refus de l’anecdote et de l’imitation du monde réel, une réponse à leurs recherches d’ordre formel de libération des formes plastiques.

A partir des années 1935, l’art africain avait atteint au niveau des élites littéraires, artistiques…un statut de parité avec les créations artistiques des autres continents, considérés comme « civilisés ».

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Résumé de l'article : Musées d’arts africain et primitifs

Le musée du quai Branly :

Le musée français de référence sur les arts premiers africains, aborigènes, indiens, de Papouasie, Nouvelle guinée, Mexique…

Le musée Dapper :

Musée de l'art africain ainsi que des communautés caribéennes, africaines-américaines et métisses d'Europe, d'Amérique latine et de l'océan Indien. Ce musée présente depuis 1986 des expositions régulières permettant de découvrir surtout l’art africain.

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Résumé de l'article : Arts africains : faux et expertise

Un « faux » ou un objet « non authentique » est une pièce réalisée par une ethnie différente de celle qui  a créé l’objet à l’origine et/ou qui ne respecte pas les canons esthétiques de l’objet et/ou qui possède une patine artificielle et non d’usage et/ou qui sort de suite de l’atelier d’un faussaire africain qui a plus ou moins grossièrement exécuté l’objet en utilisant des outils modernes…

Notre expertise dans le domaine de l’art africain et notre maîtrise d’internet nous permettent d’acheter et vendre peu cher, et de proposer de belles pièces, uniques et ethnographiquement intéressantes, très compétitives à moins de 1 500€. Beauté, créativité et puissance sont au rendez-vous pour susciter l’émotion chez ceux qui les contemplent.

L’ancienneté : Un objet de 1920 est extrêmement vieux. Un objet des années 1950 est vieux.

L’ancienneté est un facteur de valeur évident mais ce n’est pas si simple. Ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte lors d’un achat.

Vous pouvez être en contact avec une pièce « ancienne » réalisée par exemple en 1930 mais qui est fausse car elle a été réalisée pour être vendue et plaire, dans le « goût » des blancs, en ajoutant des détails qui plaisent à la cible commerciale. Il lui sera préféré une pièce authentique, plus récente de 1970, parfaitement respectueuse des traditions, et qui a été utilisée pour le culte.

Une pièce « moderne » peut être plus intéressante si elle a été réalisée par un sculpteur habile, respectueux de la tradition et avoir été utilisée pour un rite animiste récent, voire à connotation touristique, qu’une pièce plus ancienne sculptée malhabilement et longtemps utilisée…

Actuellement encore dans des villages « reculés » d’Afrique il reste possible, en sortant des sentiers battus, de trouver des pièces intéressantes, récemment réalisées et utilisées pour le culte.

Un masque africain ou une statue « tardive » pour le « spécialiste fortuné » mais néanmoins réalisée sur place par l'ethnie correspondante pour des activités tribales mérite un bon millier d'Euros. Il existe des régions reculées d’Afrique où les cultes animistes sont encore pratiqués.

Une œuvre d'art ancienne de bonne facture, d’environ 1950 vaux au moins 3 000 €, voire autour de 5 000€. Un beau masque Yauré qui n’a pas « dansé », n°46, en couverture de catalogue, a été vendu 3 100€ (cf, par exemple: vente Ferri à Drouot du 17/06/2011, avec l’excellent expert Jean Roudillon).

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